[FB] Chroniques d'un homme torturé #3

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Ven 22 Sep - 20:00

Chroniques d'un homme torturé #3

Aaaaah, quelle belle journée. Existe-il quelque chose de plus merveilleux que le fait de siroter un délicieux cocktail aux fruits exotiques, sur une île aux couleurs resplendissantes et à la flore délicate ? Je n’en suis pas certain. Des vacances, voilà ce dont j’avais besoin en ce moment. Et à l’aide d’un miracle, j’avais réussi à obtenir quelques jours, de la part de mon supérieur. Quel délicieux personnage. Ou bien… Quel vieil homme irréfléchi. Par nature, un agent du Gouvernement se doit de rester disponible à tout moment et quelle qu’en soit la raison. M’accorder ce délai de repos était un acte purement stupide de sa part, prouvant par la même occasion son irresponsabilité. Mais au fond, cela ne me dérangeait pas, bien au contraire. Tout ce qui se rapportait au Gouvernement ne m’enchantait guère, mais je faisais acte de présence et d’obéissance, pour cacher mon jeu un maximum. J’étais allongé sur une chaise longue faîte de bois, sur l’un des étages de l’arbre géant, trônant en plein milieu de l’île aux merveilles. Le soleil brûlant venait se reposer sur ma peau mate, et se reflétait dans mes obscures lunettes noires.

« Monsieur Sakazuki ? Monsieur Sakazuki ?! »

« Hm ? Ce dérangement vaut-il la peine face à la situation actuelle ? »

« Eh bien.. D’après certains, une nouvelle espèce volatile est arrivée sur l’île. Et apparemment, elle se serait rapidement alliée à celle déjà présente. Il y a de fortes chances que ces oiseaux géants viennent s'en prendre à nous. »

L’envie n’y était pas. Vraiment pas. Cependant, je décidai de faire abstraction de ce sentiment et je descendis, soupirant légèrement. Le petit homme m’avait attendu, comme je le lui avais fait comprendre, pour rentrer au village. Celui-ci ne se trouvait non loin de cet arbre géant. De nombreux villageois nous attendaient, le stress montant peu à peu. Ils étaient munis d’armes particulièrement intéressantes, et évidemment, ils étaient humains, ce qui leur conférait malgré tout un certain avantage dans diverses situations. Mais malgré ça, la confiance n’était guère présente. Ou du moins pas totalement. En effet, il ne fallait pas sous-estimer les volatiles peuplant le Royaume de Torino. Leur taille plus qu’imposante pouvait en effrayer plus d’un, et les plaçait au sommet du podium en ce qui concerne les capacités naturelles des espèces vivant sur ces terres. Enfin, sans compter ma présence, bien évidemment. Arrivant donc au niveau de la place principale du village, le petit homme se détacha de moi, me laissant au centre de celle-ci, afin de prendre la parole.

« Ecoutez donc ceci, peuple stupide et irréfléchi : avec leurs yeux, ils ne voient rien, avec leurs oreilles, ils n’entendent rien ! »


Colonel
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Ven 22 Sep - 20:02

Chroniques d'un homme torturé #3

Ces hommes me regardaient, surpris par les paroles que je venais de prononcer. Tout d’abord, je les avais insultés, en quelque sorte, et en plus de ça, j’avais carrément rabaissé les volatiles désireux d’imposer leur loi. Cependant, malgré ça, ils semblaient confiants. Ma présence parmi eux les confortait dans leurs ambitions, et ce n’était pas plus mal. Déterminés à venir à bout de ces stupides volatiles, les bons hommes sortirent leur arme, arborant un des plus grands sourires qui puisse exister en ce monde. Ils n’attendaient qu’une chose : que je leur dise de les retrouver et de contrecarrer leur plan. Réajustant quelque peu mes lunettes de soleil, je relevai ma main gauche pour caresser le bout de mon menton. Puis, me retournant quelque peu, je pointai le sommet de l’arbre gigantesque, en prenant la parole.

« Voyez-vous cet arbre là-bas ? La meilleure façon d’attirer ces rapaces, c’est de se rendre au sommet. C’est là-haut que reposent leurs œufs. Et comme toute espèce, toucher à ces œufs les fait immédiatement rappliquer. Alors accrochez vos armes, et montez. »

Sur ces ordres, les bons hommes s’exécutèrent. La joie n’était pas réellement au rendez-vous, quand ils apprirent qu’il fallait escalader toute la hauteur de l’arbre, mais écoutant leur ambition et leur motivation, ils ne perdirent pas une seconde et ils grimpèrent, les uns au-dessus des autres. Pendant ce temps, moi, je les regardai, lançant également quelques regards en hauteur afin de voir si les rapaces étaient proches. Pour le moment, c’était le calme plat. L’appel de la nourriture s’était sûrement fait entendre. Mais à dire vrai, cela faisait déjà un bon moment qu’ils avaient laissé leurs nids à nu. Certains hommes montaient plus vite que d’autres. Tellement qu’en une dizaine de minutes, ils arrivèrent au sommet, exténués. Une fois en haut donc, le groupe me fit signe pour m’indiquer que les œufs étaient bels et bien présents. Bien. Il ne leur restait donc plus qu’à les prendre avec eux, ou bien encore les lancer. Peu importe, tant que cela puisse avoir un effet sur ces satanés volatiles. Finalement, je décidai de monter, moi aussi, car il y avait quelque chose que je devais faire. Je sautai alors sur le tronc de l’arbre, m’accrochant de temps en temps à l’écorce à l’aide de mes ongles, atteignant rapidement la cime de l’arbre, aux côtés des bons hommes, heureux d’y être arrivés. Je m’aperçus qu’il y avait moins d’œufs que je ne me l’étais imaginé auparavant. Seulement cinq ou six se reposaient sur l’épais tas de paille servant de nid. Certains avaient déjà été jetés par les hommes. Je m’empressai alors d’en attraper un, avant qu’ils ne finissent tous éclatés sur le sol, et je le gardai en main.

« La prochaine fois que nous nous verrons, vous aurez l’un de ces œufs en votre possession, Jeune Princesse. »

Une fois en main, je tournai la tête, entendant le cri d’un oiseau arrivant vers nous. Le plan avait marché apparemment. Tous les hommes sortirent leur arme, prêt à passer à l’attaque à leur arrivée. Je pouvais voir la colère à travers le regard des rapaces. En même temps, c’était compréhensible, après ce que nous venions de faire. Mais c’était le but, après tout. Je sortis alors ma dague fortement aiguisée alors qu’ils arrivaient, à toute vitesse, le bec bien en avant, prêt à nous embrocher. Alors, prenant appui sur mes jambes, je tendis mon bras droit devant moi, interceptant l’un des oiseaux. Son élan s’était arrêté net à la rencontre avec ma lame. Je levai ensuite la jambe, lui donnant un puissant coup de pied juste en dessous de la tête. De leur côté, les bons hommes les affrontaient avec leurs lances explosives. C’est pour cela que des explosions se firent entendre, à certains moments. Nous nous battions donc chacun de notre côté, dans mon cas, en essayant de protéger l’œuf que j’avais réussi à prendre. Celui-ci, je ne voulais pas l’abîmer, pour rien au monde. Je devais en prendre soin, jusqu’à ce que je puisse l’offrir à la Princesse…

« Comment avez-vous pu en arriver à ce stade ? Quelle est cette haine qui vous anime à l’égard des hommes ? »

Depuis mon arrivée sur cette île, je me posais cette même question. Que s’était-il passé pour que les oiseaux se mettent à détester les hommes à ce point ? Je ne comprenais pas. Mais j’avais toutefois l’envie d’en connaître la cause. Il s’agissait d’un nouveau mystère à élucider, à présent. D’autant que la Princesse s’intéressait tout particulièrement à l’histoire de cette île : le Royaume de Torino.

« Princesse, je vous raconterai tout. Je vous le promets. »


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